Pour pêcher le calamar et la seiche du bord, le montage le plus simple tient en quatre éléments : une tresse fine, un bas de ligne en fluorocarbone, une petite agrafe et une turlutte. La différence se joue ensuite dans l’eau : le calamar se cherche dans différentes couches d’eau, avec des tirées suivies de pauses, tandis que la seiche se pêche plus lentement et plus près du fond. Ce guide t’explique comment choisir ta turlutte, régler sa profondeur et l’animer selon l’espèce, depuis les digues, les entrées de canal et les ports où la pêche est autorisée, en Méditerranée.
Une précision honnête : je pêche le calamar de temps en temps, pas aussi souvent que la dorade ou le loup. Quand je parle de ma pratique, je le dis clairement ; le reste s’appuie sur les repères habituellement partagés par les pêcheurs et les guides spécialisés.
Comment pêcher le calamar et la seiche du bord à la turlutte ?
Du bord, on pêche le calamar et la seiche à la turlutte : on la lance, on la laisse descendre à la bonne profondeur, puis on l’anime par des tirées de canne suivies de pauses. Le calamar se prospecte à différentes hauteurs d’eau ; la seiche se recherche surtout près du fond, avec une animation plus lente.
Qu’est-ce que la turlutte et l’eging ?
La turlutte est un leurre en forme de petite crevette ou de petit poisson, armé à l’arrière d’une ou deux couronnes de fines aiguilles sans ardillon, qu’on appelle le panier. Contrairement à un hameçon classique, elle ne se plante pas : ce sont les tentacules du calamar ou de la seiche qui s’y accrochent quand il saisit le leurre. Selon les régions, on l’appelle aussi calamarette ou totenière.
L’eging est le nom de la pêche aux céphalopodes à la turlutte, tiré du mot japonais « egi », qui désigne ce leurre. C’est une pêche au lancer, active, où l’on anime le leurre en permanence.
La différence essentielle entre calamar et seiche
Le calamar commun (Loligo vulgaris), qu’on appelle aussi encornet, peut évoluer du fond jusqu’en pleine eau. La seiche commune (Sepia officinalis) vit davantage au contact du fond : sable, herbiers, zones mixtes. C’est cette différence qui change toute la façon de pêcher.
| Critère | Calamar | Seiche |
|---|---|---|
| Position fréquente | Plusieurs couches d’eau | Surtout près du fond |
| Façon de chercher | Prospecter à différentes hauteurs | Prospecter le fond et ses bordures |
| Animation | Plus vive | Plus lente |
| Tirées | 1 à 3 tirées franches | 1 ou 2 tirées courtes |
| Pauses | Laisser redescendre entre les animations | Pauses longues près du fond |
| Moment de la touche | Souvent pendant la descente ou la pause | Souvent un poids ou un arrêt près du fond |
| Erreur fréquente | Pêcher au-dessus ou en dessous des calamars | Accrocher le fond |
Ce sont des tendances, pas des règles absolues : un calamar peut se prendre près du fond, et une seiche peut monter sur une turlutte qui passe un peu plus haut.
Quelle est la meilleure période pour pêcher calamars et seiches en Méditerranée ?
Du bord, l’automne et l’hiver sont généralement présentés comme la période la plus favorable pour le calamar, et le printemps comme celle de la seiche, qui se rapproche alors des côtes pour se reproduire. Ces périodes varient selon les secteurs et les années : ce sont des repères, pas un calendrier fixe.
Quand rechercher le calamar ?
En Méditerranée, la saison du calamar du bord démarre souvent en septembre-octobre et reste intéressante une bonne partie de l’hiver. Sa présence près des côtes dépend beaucoup du secteur et de l’année.
Quand rechercher la seiche ?
La seiche se pêche surtout au printemps, quand elle se rapproche des côtes pour pondre, notamment dans les herbiers. En Méditerranée, ce rapprochement commence souvent dès février-mars. Une seconde fenêtre s’ouvre fréquemment en octobre-novembre, avec les seiches nées au printemps, avant qu’elles ne regagnent le large aux premiers froids.
| Saison | Calamar du bord | Seiche du bord |
|---|---|---|
| Automne | Période souvent favorable | Seconde fenêtre souvent intéressante (octobre-novembre) |
| Hiver | Souvent intéressant | Retour près des côtes dès février-mars en Méditerranée |
| Printemps | Possible | Période la plus favorable (ponte) |
| Été | Variable | Variable |
Nuit, crépuscule, aube ou journée ?
Les moments les plus souvent recommandés sont le coucher du soleil, les premières heures de la nuit, la nuit et le lever du jour. La journée peut aussi fonctionner, à condition d’atteindre la profondeur où se tiennent les céphalopodes. De mon côté, je pêche surtout la nuit : c’est là que ça marche le mieux, pour la seiche comme pour le calamar.
Où trouver les calamars et les seiches depuis le bord ?
Le calamar se cherche là où l’eau circule et où chassent les petits poissons : entrées de port et de canal, digues, pointes rocheuses, zones éclairées. La seiche se cherche plutôt au-dessus des fonds de sable, des fonds mixtes et en bordure d’herbiers, notamment au pied des digues.
Les meilleurs postes pour le calamar
- les entrées de port et de canal, là où l’eau de mer entre ;
- les digues et les pointes rocheuses ;
- les quais des ports où la pêche est autorisée ;
- les zones éclairées la nuit, qui attirent les petits poissons dont se nourrit le calamar ;
- les cassures de profondeur et les limites entre sable, roche et herbier.
En port, je pêche un peu partout : pour moi, le poste compte moins que la façon d’animer la turlutte. Je cible surtout les entrées de port et de canal, là où la mer rentre.
Les meilleurs postes pour la seiche
- les fonds de sable et les fonds mixtes ;
- les bordures d’herbiers de posidonie ;
- le pied des digues, sur les zones sableuses entre les rochers ;
- les ports où la pêche est autorisée, quand le fond est praticable.
De mon côté, je pêche la seiche comme le calamar : en port et en canal, surtout la nuit.
Comment reconnaître un poste intéressant ?
Quelques indices simples : la présence de petits poissons, de l’éclairage la nuit, un courant ou une entrée d’eau, et un changement de fond. Un indice souvent cité par les pêcheurs : les traces d’encre séchée sur les quais ou les rochers, signe que des céphalopodes y ont déjà été pris.
Attention aux ports : la pêche y est en principe interdite par le code des transports, sauf exceptions prévues par le règlement de chaque port. Renseigne-toi auprès de la capitainerie ; je détaille ce point dans le guide pour pêcher la dorade royale du bord, section ports.
Quel matériel utiliser pour pêcher à la turlutte ?
Pour débuter, une canne à leurres légère ou une canne d’eging d’environ 2,10 à 2,50 m, un moulinet de taille 2500 à 3000, une tresse fine et un bas de ligne en fluorocarbone suffisent. Je n’ai pas de matériel dédié au calamar : les repères ci-dessous sont ceux habituellement conseillés pour l’eging.
| Élément | Repère pour débuter |
|---|---|
| Canne | Eging ou leurres légère, environ 2,10 à 2,50 m |
| Puissance | Compatible avec le poids des turluttes utilisées (tailles 2.5 à 3.5) |
| Moulinet | Taille 2500 à 3000 |
| Tresse | Fine, de l’ordre de PE 0.8 |
| Fluorocarbone | Environ 24 à 30/100 |
| Raccord | Petite agrafe adaptée aux turluttes |
| Turluttes | Quelques modèles en 2.5, 3.0 et 3.5 |
| Mise au sec | Épuisette |
La canne
Une canne d’eging est souple du scion pour animer finement, avec assez de réserve pour lancer une turlutte loin. Pour une première sortie, une canne à leurres légère fait l’affaire, tant que sa puissance correspond au poids des turluttes.
Le moulinet
Un moulinet à tambour fixe de taille 2500 à 3000 équilibre bien une canne de cette longueur. Le frein doit être fin et progressif : les tentacules du calamar sont fragiles, et un frein trop serré peut les arracher.
La tresse et le fluorocarbone
La tresse, sans élasticité, transmet les touches et permet de lancer loin avec une turlutte légère. Le bas de ligne en fluorocarbone apporte la discrétion et la résistance aux frottements. Les correspondances entre numéro PE et diamètre varient selon les marques : fie-toi aux indications du fabricant.
L’agrafe, l’épuisette et les accessoires
Une petite agrafe permet de changer rapidement de turlutte. Une épuisette est très utile sur un quai ou une digue haute. De nuit, une lampe frontale est indispensable, et elle sert aussi à charger les turluttes phosphorescentes (voir l’astuce plus bas).
Le matériel minimum pour débuter à la turlutte : une canne légère de 2,10 à 2,50 m, un moulinet 2500 ou 3000, une tresse fine, une bobine de fluorocarbone, quelques agrafes, 3 ou 4 turluttes de tailles et de vitesses de descente différentes, et une épuisette.
Quel montage utiliser pour pêcher à la turlutte du bord ?
Le montage standard est très simple : la tresse du moulinet, un nœud de raccord, un bas de ligne en fluorocarbone, une petite agrafe, puis la turlutte. Pas besoin de plomb : c’est le poids de la turlutte qui la fait descendre.
Le montage simple : tresse, fluorocarbone, agrafe, turlutte
- Tresse du moulinet.
- Nœud de raccord entre la tresse et le fluorocarbone.
- Un bas de ligne en fluorocarbone.
- Petite agrafe au bout du bas de ligne.
- Turlutte clipsée sur l’agrafe.
Quelle longueur de bas de ligne ?
Il n’y a pas de longueur unique. Un bas de ligne plus long éloigne la tresse, plus visible, de la turlutte ; un bas de ligne plus court facilite le lancer. Adapte-le à ton poste et ajuste à l’usage.
Quelle turlutte choisir pour débuter ?
Une turlutte de taille 3.0 est un bon point de départ depuis le bord. Une 2.5 est intéressante en faible profondeur ou pour ralentir la descente ; une 3.5 apporte plus de poids, de distance et de contrôle en profondeur ou dans le courant. La vitesse de descente compte autant que la taille.
Taille 2.5, 3.0 ou 3.5 ?
- 2.5 : pour les faibles profondeurs, le peu de courant, une silhouette discrète et une pêche plus légère.
- 3.0 : la taille polyvalente, à privilégier pour débuter.
- 3.5 : pour lancer plus loin, pêcher plus profond, tenir dans le vent ou le courant, ou proposer une silhouette plus grosse.
Une grosse turlutte n’est pas réservée aux gros calamars : le choix dépend d’abord de la profondeur et des conditions.
Shallow, normal ou deep : la vitesse de descente
Deux turluttes de même taille peuvent descendre à des vitesses très différentes. C’est ce que les fabricants appellent la vitesse de descente, souvent indiquée en secondes par mètre.
- Shallow : descente lente, pour les faibles profondeurs, les herbiers, l’eau calme et les longues pauses.
- Normal : le compromis polyvalent.
- Deep : descente rapide, pour l’eau profonde, le vent et le courant, quand il faut garder le contrôle.
Cette indication permet même d’estimer la profondeur de ta turlutte : temps de descente ≈ profondeur × vitesse annoncée par le fabricant. Par exemple, une turlutte annoncée à 4 secondes par mètre mettra environ 20 secondes à descendre de 5 m. Le courant, le vent, la tresse et l’angle de la ligne modifient ce temps en réalité : c’est un ordre de grandeur, pas une mesure exacte.
Quelle couleur choisir ?
Pour la taille comme pour la couleur, ma réponse est simple : ça varie selon les saisons, il faut tout tester et voir ce qui marche le mieux, il n’y a pas de secret. Emporte plusieurs modèles et change jusqu’à trouver celui qui déclenche les touches. Les tendances ci-dessous sont des points de départ, pas des règles :
| Conditions | Point de départ |
|---|---|
| Eau claire, en journée | Couleurs naturelles : bleu, vert, imitation poisson ou crevette |
| Aube, crépuscule | Orange, rose, couleurs contrastées |
| Eau trouble | Couleurs visibles et contrastées |
| Nuit | Phosphorescent, blanc, orange, silhouettes contrastées |
| Céphalopodes méfiants | Couleurs plus naturelles et discrètes |
La profondeur et la vitesse de descente sont souvent plus importantes que de posséder quinze couleurs presque identiques.
L’astuce de Théo : si tu pêches de nuit avec une turlutte phosphorescente, colle-la quelques secondes contre une source de lumière vive, comme ta lampe frontale allumée. Elle absorbe la lumière et devient phosphorescente, donc plus visible dans l’eau pour les calamars et les seiches. L’effet s’estompe avec le temps : répète l’opération plusieurs fois pendant la session. Attention, ça ne fonctionne qu’avec les turluttes phosphorescentes.
De nuit, j’utilise des turluttes de couleurs vives, et en général phosphorescentes.
Comment animer une turlutte pour le calamar ?
Pour le calamar, on alterne 1 à 3 tirées de canne franches et des phases de descente, en changeant de profondeur à chaque lancer. La touche survient très souvent pendant la pause ou la descente, pas pendant la tirée. Pour moi, c’est l’animation qui fait la différence.
La séquence de base
- Lance la turlutte.
- Laisse-la descendre jusqu’à la profondeur choisie.
- Donne 1 à 3 tirées de canne vers le haut.
- Récupère le mou de la ligne.
- Laisse la turlutte redescendre quelques secondes, ligne légèrement tendue.
- Recommence jusqu’au bord.
Chercher la bonne couche d’eau
Le calamar peut chasser près de la surface comme près du fond. Plutôt que de lancer toujours de la même façon, fais varier la profondeur de manière méthodique :
- 1er lancer : commence l’animation après une courte descente, dans le haut de la couche d’eau.
- 2e lancer : laisse descendre plus longtemps et anime à mi-eau.
- 3e lancer : laisse descendre presque jusqu’au fond.
Quand tu as une touche, compte le temps de descente qui l’a précédée et reproduis-le aux lancers suivants.
En port et en canal, j’utilise pour le calamar la même approche lente que pour la seiche, en imitant un poisson blessé (voir ci-dessous). Si ça ne mord pas près du fond, remonte d’une couche.
Comment animer une turlutte pour la seiche ?
Pour la seiche, on laisse descendre la turlutte près du fond, puis on donne une ou deux tirées courtes suivies de longues pauses. L’animation est plus lente que pour le calamar, et la turlutte doit rester dans la zone proche du fond sans y traîner en permanence.
La séquence de base
- Lance la turlutte.
- Laisse-la descendre jusqu’à proximité du fond.
- Donne une ou deux tirées courtes.
- Laisse-la redescendre.
- Marque une pause de quelques secondes.
- Recommence lentement.
Rester près du fond sans s’accrocher
Traîner la turlutte en continu sur le fond est une mauvaise idée, surtout sur les rochers et la posidonie : tu multiplies les accrochages, tu perds des turluttes et tu ramènes des herbes sur le panier. Le but est de rester juste au-dessus du fond. Sur les herbiers, une turlutte shallow aide à passer au-dessus.
Ma méthode : imiter un poisson blessé
En port et en canal, j’essaie d’animer ma turlutte comme un poisson blessé. Je la laisse tomber au fond, puis je l’anime doucement, pour qu’elle ressemble à un poisson en difficulté. Je marque des pauses de 3 à 5 secondes, et je varie leur durée : parfois plus courtes, parfois plus longues. Ce changement de rythme est souvent ce qui déclenche l’attaque.
Comment détecter une touche de calamar ou de seiche ?
La touche d’un céphalopode est rarement un coup sec. Elle se traduit plutôt par un changement de comportement de la ligne ou de la turlutte. Il faut donc regarder la tresse autant que le scion.
- la ligne qui se tend ;
- la boucle de tresse (la bannière) qui part sur le côté ;
- la turlutte qui cesse de descendre ;
- un mou soudain dans la ligne ;
- une sensation de poids ;
- une petite traction.
Faut-il ferrer ?
Évite le ferrage sec qu’on utilise pour un poisson carnassier. Ce sont les aiguilles du panier qui retiennent les tentacules : une mise en tension progressive de la canne, puis une récupération régulière, valent mieux qu’un geste brutal qui risque d’arracher les tentacules.
Comment ramener un calamar ou une seiche sans le décrocher ?
La règle d’or : garde une tension constante jusqu’au bord. Les aiguilles n’ont pas d’ardillon ; au moindre mou, le céphalopode peut se libérer.
- ne laisse jamais la ligne se détendre pendant la récupération ;
- sur un quai ou une digue haute, utilise une épuisette plutôt que de soulever une belle prise avec la canne ;
- attention aux jets d’encre : tiens le calamar ou la seiche loin de ton visage et de tes vêtements au moment de le sortir de l’eau.
Comment adapter sa pêche au vent, au courant et à la mer ?
Le vent et le courant changent surtout la vitesse de descente et le contrôle de la turlutte. Plus il y en a, plus il faut une turlutte lourde ou rapide pour savoir où elle se trouve.
| Situation | Adaptation |
|---|---|
| Peu de fond, eau calme | Turlutte 2.5 ou shallow |
| Conditions normales | Turlutte 3.0 normal |
| Vent de face | Turlutte plus lourde |
| Courant | Turlutte à descente plus rapide |
| Poste profond | Normal lourde ou deep |
| Herbier proche | Shallow pour passer au-dessus |
| Fond rocheux | Réduire le temps passé au fond |
| Eau trouble | Couleurs plus visibles et contrastées |
Le vent agit aussi sur la tresse. Une grosse boucle de ligne empêche de savoir où se trouve la turlutte, si elle descend encore, ou si un céphalopode l’a saisie. Garde la canne basse et récupère le mou dès la fin du lancer.
Les erreurs fréquentes quand on débute à la turlutte
- Pêcher toujours à la même profondeur : tu passes peut-être au-dessus ou en dessous des calamars.
- Ramener en continu sans pause : la touche vient souvent pendant la descente.
- Chercher la seiche trop haut : elle se tient surtout près du fond.
- Chercher le calamar uniquement sur le fond.
- Changer de couleur au lieu de changer de profondeur ou de vitesse de descente.
- Utiliser une turlutte trop légère dans le courant : tu perds le contrôle.
- Ferrer brutalement : tu risques d’arracher les tentacules.
- Laisser du mou pendant la récupération.
- Se passer d’épuisette sur un quai haut.
- Pêcher dans un port sans avoir vérifié que c’est autorisé.
Et en bateau ?
En bateau, je pêche aussi à la turlutte ; tout dépend alors de la profondeur à laquelle se tiennent les calamars. Ce guide reste centré sur la pêche du bord.
Réglementation de la pêche du calamar et de la seiche
Réglementation vérifiée en octobre 2026.
- Taille minimale : l’arrêté du 26 octobre 2012 modifié ne fixe pas de taille minimale de capture pour le calamar ni pour la seiche en Méditerranée. Ils ne sont pas non plus concernés par le marquage des prises.
- Bonne pratique pour la seiche : elle ne se reproduit qu’une fois dans sa vie, puis meurt. Garder systématiquement les grosses pondeuses au printemps, c’est réduire les seiches de l’année suivante : ne garde que ce que tu vas manger.
- RecFishing : depuis le 12 février 2026, tout pêcheur de loisir de 16 ans et plus doit s’enregistrer chaque année en Méditerranée, quelle que soit l’espèce recherchée, sauf pour la pêche à pied. Le calamar et la seiche ne font pas partie des espèces à déclarer ; cette liste peut évoluer. Tout est expliqué dans mon guide RecFishing.
- Parc naturel marin du golfe du Lion : le quota journalier de 10 prises par pêcheur inclut les céphalopodes, calamars et seiches compris. La pêche y demande aussi une autorisation préalable via l’application CatchMachine.
- Ports : la pêche n’y est possible que là où le règlement du port l’autorise.
Des arrêtés préfectoraux, des règlements portuaires, des réserves ou des zones protégées peuvent imposer des règles plus strictes. Vérifie toujours la réglementation locale avant de pêcher.
La méthode simple pour commencer
- Choisis une entrée de port autorisée, une digue ou une entrée de canal, en fin de journée.
- Monte une tresse fine, un bas de ligne en fluorocarbone, une agrafe et une turlutte 3.0 normal.
- Pour le calamar, prospecte trois profondeurs différentes, avec des tirées et des descentes.
- Pour la seiche, descends près du fond et anime lentement, avec de longues pauses.
- Si rien ne touche, change d’abord de profondeur ou de vitesse de descente, ensuite de couleur.
Et pense à garder quelques morceaux de calamar : ils font aussi un excellent appât. J’en utilise pour pêcher le loup.
FAQ sur la pêche du calamar et de la seiche
Quelle est la meilleure période pour pêcher le calamar ?
En Méditerranée, du bord, l’automne et l’hiver sont généralement les périodes les plus favorables, avec un démarrage souvent en septembre-octobre. Cela varie selon les secteurs.
Quelle est la meilleure période pour pêcher la seiche ?
Le printemps, quand elle se rapproche des côtes pour pondre, dès février-mars en Méditerranée. Une seconde fenêtre s’ouvre souvent en octobre-novembre.
Quelle heure pour pêcher le calamar ?
Le coucher du soleil, la nuit et le lever du jour sont les moments les plus recommandés, mais la journée peut aussi fonctionner si tu atteins la bonne profondeur.
Quelle taille de turlutte choisir ?
Une 3.0 pour débuter, une 2.5 en faible profondeur ou pour ralentir la descente, une 3.5 pour pêcher plus profond, plus loin ou dans le courant.
Quelle couleur de turlutte utiliser la nuit ?
Une turlutte phosphorescente ou contrastée est un bon point de départ, mais aucune couleur ne marche partout : teste plusieurs modèles.
Faut-il laisser la turlutte toucher le fond ?
Pour la seiche, il faut évoluer près du fond, sans y traîner en permanence. Pour le calamar, ce n’est pas nécessaire : il peut chasser à différentes profondeurs. Sur les rochers et les herbiers, toucher le fond sans arrêt multiplie surtout les accrochages.
Quelle différence entre la pêche du calamar et celle de la seiche ?
Le calamar se cherche dans plusieurs couches d’eau avec une animation plus vive ; la seiche se pêche près du fond avec une animation plus lente et des pauses longues.
Quel bas de ligne utiliser ?
Un fluorocarbone d’environ 24 à 30/100, dont la longueur s’adapte au poste.
Faut-il ferrer un calamar ?
Non, pas de ferrage violent : mets la canne en tension progressivement, puis récupère de façon régulière, sans jamais laisser de mou.
Où trouver les seiches du bord ?
Au-dessus des fonds de sable et des fonds mixtes, au pied des digues et en bordure d’herbiers de posidonie.
Peut-on pêcher le calamar avec une canne à leurre classique ?
Oui, pour débuter, une canne à leurres légère convient, tant que sa puissance correspond au poids des turluttes.
Sources : arrêté du 26 octobre 2012 modifié, annexe I (tailles minimales de capture) ; arrêté du 17 mai 2011 modifié par l’arrêté du 30 décembre 2021 (espèces à marquer) ; arrêté du 7 novembre 2025 modifié le 1er avril 2026 et ministère de la Mer, mer.gouv.fr (RecFishing) ; Parc naturel marin du golfe du Lion, arrêté du 12 février 2024 et son annexe (quota journalier) ; code des transports (pêche dans les ports) ; club Leï Pescadou, lespescadou.fr (noms de la turlutte) ; Pêche Assistant, fiche seiche, et Carnet de pêche, fiche seiche (période de la seiche en Méditerranée, taille minimale, reproduction) ; 1max2peche, « Comment pêcher le calamar du bord : la tendance eging » (canne, moulinet, tresse, fluorocarbone, animation) ; Leurre de la pêche, « Quelle canne pour la pêche à la turlutte ? » (canne).
Crédit photo : calamar commun (Loligo vulgaris), Hans Hillewaert, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.